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vendredi 22 octobre 2010

Les Français plus islamophobes que xénophobes, par Catherine Coroller (mars 2010)

Les Français d'origine sénégalaise sont davantage discriminés s'ils sont musulmans que chrétiens. C'est la conclusion d'une étude menée par trois chercheurs: Claire Adida et David Laitin de Stanford University et Marie-Anne Valfort de Paris I Panthéon Sorbonne, et publiée aujourd'hui par la French-American Foundation et Sciences Po.
Au départ, ces trois universitaires sont partis d'un constat. Si l'on sait que les Français d'origine maghrébine sont discriminés par rapport aux Français "de souche", on ne sait pas si cette discrimination se fonde sur leur affiliation supposée à la religion musulmane, ou sur leur origine maghrébine.

Rappel, par Al afasy


Al afasy rappel a méditer !!!
envoyé par fth78. - Découvrez des webcam de personnalités du monde entier.

Musulman Undercover, complexe et complexé par Marwan Muhammad (novembre 2009)

"Assis dans un café italien sur Theobald Road à Londres, nous sommes une petite dizaine à avoir accepté l’invitation. Autour de la table, la très grande majorité d’entre nous ont des postes dans des banques d’investissement. Qui nous a invités ?Une journaliste de l’Express qui réalise un article sur les raisons qui incitent les jeunes Musulmans diplômés à quitter la France. 
A sa façon de poser les questions et d’orienter les réponses, on a une idée de la manière dont elle nous perçoit : des « beurs » en mal de reconnaissance sociale et économique qui traversent la Manche pour échapper à la discrimination à l’embauche des grandes entreprises françaises.Le résultat : un piteux article que voici : Ma cité c’est la City

mercredi 20 octobre 2010

Témoignage : Abou Ni'ma et sa mère


Témoignage : Abou Ni'ma et sa mère [VOstFR]
envoyé par remede_des_coeurs. - Découvrez les dernières tendances en vidéo.

Sur Arte, un « féminisme » anti-immigrés, par Mona Chollet (Oct. 2010)

Un documentaire tourné à Vitry-sur-Seine, où en 2002 Sohane Benziane, 17 ans, fut brûlée vive par son ancien petit ami ; un autre consacré à la misogynie dans le rap américain ; puis un débat avec une Française d’origine algérienne et une Allemande d’origine turque : le contenu de la soirée Théma « Femmes : pourquoi tant de haine ? », diffusée mercredi 29 septembre sur Arte, donnait le curieux sentiment que la violence et les préjugés envers les femmes étaient le strict apanage des immigrés et de leurs descendants.

"self-islam" ou la pensée bidon d’Abdennour Bidar, par Princesse de Clèves (septembre 2010)



ll faudra expliquer comment un philosophe est actuel et comment il peut en paroles et en pensée ignorer son actualité. Paul Nizan - Les Chiens de garde (1932)
Dans le Monde daté du 31 août, Abdennour Bidar a publié un article intitulé : La lapidation, "preuve extrême de la logique de violence de l’islam".
Le chantre médiatique du "self-islam" ne donne pourtant, dans ce texte, d’autre preuve "extrême" que celle de sa propre bêtise - elle aussi violente.

Trente paradoxes Anatomie de l’opération « burqa », par Pierre Tevanian (Juillet 2010)


Si tout ou presque – et souvent n’importe quoi – s’est dit et écrit depuis quelques mois sur le « voile intégral » (appelé aussi niqab ou plus improprement burqa) et sur les quelques centaines de femmes qui le portent en France, rien ou presque ne peut en être dit sérieusement en l’absence d’enquêtes sociologiques rigoureuses, fondées notamment sur des entretiens avec un nombre conséquent de ces femmes. Il suffit en revanche d’une heure de peine, de quelques observations, d’un peu de mémoire et d’un peu de réflexion pour entrevoir le caractère singulièrement paradoxalde la gigantesque campagne « anti -burqa ».

Parler de la burqa, en France, c’est parler un peu de la guerre d’Algérie, par Ibn Kafka (mai 2010)

Il y a quelques années, l’idée que des pays dits occidentaux légifèrent sur la tenue vestimentaire des femmes était aussi saugrenue que la tenue d’une Gay Pride à Téhéran. Certes, il y a toujours eu — dans les pays dits occidentaux comme dans ceux n’étant pas désignés comme tels — des textes relatifs à la pudeur publique réprimant des tenues considérées comme impudiques, surtout chez les femmes: on ne se promène pas encore les seins nus sur les Champs-Elysées ou en bikini dans le métro londonien. Mais même là, l’évolution libertaire des mœurs occidentales depuis les années 60 se fait sentir: les prohibitions sont relatives et dépendent du contexte.

Le dernier souffle de Saïd Bourarach, par Hicham Hamza (avril 2010)

Passage à tabac et écran de fumée sur Bobigny. Mercredi dernier, le corps de Saïd Bourarach a été repêché dans le canal de l’Ourcq. Victime d’une attaque en bande armée, le vigile est mort de noyade après avoir été malmené par ses agresseurs. Retour sur un crime édulcoré.

Si j'avais fait de la politique, j'aurais mis le voile, par Mériam Cheikh (mars 2010)


Je me suis toujours demandé, après avoir longuement milité et surtout avant de me lancer dans une thèse en anthropologie, quelle aurait été la posture esthétique que j'aurais adoptée si j'avais fait de la politique. Il est très clair pour moi que j'aurais décidé de porter le voile.
Idée qui pourrait sembler étrange à ceux qui me connaissent. Je l'aurais fait non pas par conviction religieuse, ni par désir de séduire un certain électorat, ni par peur des machos des « quartiers difficiles » où j'aurais naturellement fait campagne.
Je l'aurais mis pour désamorcer ce qui, dans le champ politique, empoisonne la vie de nombreuses femmes : la séduction.

Pute et soumise, par Sébastien Fontenelle (fév. 2010)


À l’inverse, notamment, des courageuses nanas de l’asso dont le nom proclame haut et fort qu’elles ne sont ni prostituées, ni asservies (et dont l’insoumission, de fait, peut aller jusqu’à l’intégration d’un gouvernement où leur fonction, de haut prestige, sera, notamment, de prodiguer du soutien au chef de l’État français & Sons, en même temps que d’exiger contre « les cités » plus de fermeté (le tout, enveloppé dans un « parler-banlieue » qui naturellement ravit les journaleux) - à l’inverse, donc, des libres meufs qui osent dire tout haut, sur la crimeuse (et volontiers mahométane) plèbe des « quartiers », ce qu’éructe la réaction depuis désormais tant d’années qu’on ne les compte plus guère : les musulmanes voilées seraient plutôt, quant à elles, vues, notamment, depuis la « gauche », dite « républicaine » (et qui l’est sans doute, mais guère plus que mon cul n’est sur la commode), où la lutte des classes, tu l’auras noté, le cède souvent à celle des places (d’où ses crânes tribuns conserveront quelques prébendes), putes et soumises - pauvres d’elles.

« Mme Aubry », Ilhem, « Mme Vichnievsky » : Cherchez L’Intruse Par Sébastien Fontenelle



Ils ne comprennent que la force

Il en dit des choses, ce film, par sa seule palette de couleurs ! Prenez l’une des images que l’on a vues partout : Sonia Bergerac, la prof de français interprétée par Isabelle Adjani, coincée contre un mur par l’un de ses élèves, un grand Noir prénommé Mouss. Le teint diaphane, ses yeux bleus remplis à la fois de défi et de désarroi, elle porte un chemisier d’une blancheur éclatante, tandis que son agresseur est engoncé dans un blouson d’un noir brillant, avec un col de fourrure sombre. Tout au long du film, Madame Bergerac fait ainsi une tache lumineuse, symbole de pureté, de fragilité, d’innocence et de… blancheur, au milieu de ses élèves basanés.

Géographie du sexisme


Vingt ans de prison ont été récemment requis à l’encontre de l’homme pakistanais qui, en 2005, avait tenté de brûler vive son ex-petite amie, Shérazade, qui refusait de l’épouser. On pourrait, en tant que féministes, s’en réjouir... Le traitement de cette affaire nous apparaît malheureusement comme une source supplémentaire de désespoir. Non seulement les violences faites aux femmes sont un phénomène massif [1], non seulement aucune politique publique digne de ce nom n’existe en France, mais les seuls cas perçus comme assez légitimes pour attirer l’attention des médias et de la classe politique sont systématiquement ceux qui mettent en cause immigrés, jeunes de banlieue, musulmans et/ou arabes.